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Métaphoriquement suspendus entre Art et conte de fées. Museion: Muséion: Fréeriquement avec l’Art.
- 08/09/2026
- Posted by: Anna Bruno
- Category: art Art Éducation Contes de Fée. Mythes et l'Art
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Introduction au Conte : Le Lien Profond entre l’Art, les Muses et la Métaphore
On se demande : est-il possible de vivre métaphoriquement suspendus entre l’Art et le Conte, guidés par l’inspiration de nos muses intérieure ? Depuis bien longtemps déjà, dans nos interactions quotidiennes, nous semblons nous être éloignés du langage pauvre et simple des métaphores, sans même nous en rendre compte. Pourtant, ce langage avait la capacité de faire s’envoler l’imagination de chacun : adultes, adolescents et enfants.
Les origines de la métaphore dans l’histoire de l’homme
La métaphore court en effet librement dans l’histoire de l’homme, depuis l’époque où l’homme, alors nomade, parcourait la terre en long et en large pour se procurer de la nourriture. C’est-à-dire depuis le moment où, ne sachant presque rien de la terre, il la craignait. C’est pourquoi il commença à la con-templer, à l’admirer.
Il comprit vite, en effet, que la con-templation de la Nature lui permettrait de faire les bonnes expériences de vie et d’acquérir les outils de connaissance nécessaires pour apaiser ses peurs. En somme, il serait descendu dans les parties les plus profondes et les plus obscures de lui-même, jusqu’à ce que ses potentialités et ses talents se révèlent à lui comme par enchantement.
Ce n’est pas tout. Il aurait également converti ses peurs et sa colère en ressources empathiques, cognitives, créatives et spirituelles, et aurait réussi à regarder le tout avec plus de Joie, d’Amour et un sens de la Beauté. Bref, il aurait enfin réussi à retrouver l’harmonie et l’équilibre. Le besoin de raconter aux autres le sens de la vie devint alors irrépressible en lui. Il décida de le faire en utilisant un langage pauvre et quotidien, compréhensible par tous : la métaphore, à travers l’Art et le Conte…
Le rôle de la technologie et le détachement de la nature
Et nous, aujourd’hui? Quelle valeur accordons-nous aujourd’hui à la métaphore? Continuons-nous à avoir la même vision éducative et curative de la métaphore? Avons-nous encore conscience de son importance?
Certes, nous aussi, la génération de l’ère technologique, utilisons souvent le langage métaphorique. En fait, nous pouvons peut-être même dire que la technologie s’est identifiée à la métaphore – même si, apparemment, nous n’en avons pas pleinement conscience – mais qu’elle en a bouleversé la mission originelle. Ou alors, on peut dire que la métaphore s’est totalement asservie à la technologie, se laissant utiliser pour mieux diriger et canaliser les intérêts, les désirs et les comportements vers le fictif et la compulsivité.
Ainsi, plutôt que de jouer un rôle fondamental dans l’évolution de l’homme, la technologie-métaphore a fini par maintenir l’homme qui en abuse dans un état de perpétuelle première adolescence désirante, bloquant à ce stade ses phases évolutives naturelles.
La mission éducative et curative du conte
On se demande alors jusqu’où la culture dominante de la technologie et de la consommation s’est aventurée aujourd’hui, pour que la métaphore reste ainsi éloignée de sa mission originaire de réalité éducatrice et curative de l’âme humaine, se retrouvant avilie en un instrument efficace pour tout type de manipulation. De nature flexible, la métaphore semble en effet être devenue la proie de son faux alchimiste et s’être rendue bien trop disponible à tout usage ayant un but matériel, au profit du gain.
Bien que fatiguée et frustrée d’avoir perdu ce rôle bénéfique, par pur instinct, de temps à autre, elle pointe le bout de son nez avec son langage sain et simple, et pourtant complexe, suspendue entre l’Art, le Conte et le Mythe. Mais, hélas, rejetée et confinée dans le coin de l’incompréhensible et du non-existant par la pensée logique de l’adulte, elle retourne patiemment dans sa position d’attente de jours meilleurs. Seuls les enfants – lorsqu’ils sont encore très jeunes et libres des jugements et des superstructures mentales du monde adulte – sont toujours prêts à l’accueillir avec bienveillance.
Mais la métaphore n’a jamais cessé de lutter pour que sa mission la plus pure et la plus saine reste en vie. Certaines disciplines l’utilisent en effet encore dans son acception originale et bénéfique : pensons à la Littérature de haute qualité, au Conte, à la Poésie, à l’Art visuel, au Théâtre, à la Psychologie et au Cinéma, lorsqu’ils ne sont pas eux aussi asservis à la technologie et à l’industrie de la consommation. Bien qu’il faille dire qu’ils sont restés peu nombreux à interpréter correctement les messages profonds qu’elle réussit à transmettre lorsqu’elle est dans son rôle naturel et indépendant. En tout cas, c’est grâce à ces disciplines que la métaphore résiste encore et attend ce jour où elle pourra ramener l’homme à son équilibre intérieur, tant personnel que collectif, au profit du Bien commun.
En contant avec l’Art : le projet « Museion »
Et c’est au nom du Bien commun que, dans ce monde de faux mythes, de l’efficacité à tout prix, des cloisonnements étanches, du « paraître » au détriment de l’habitude perdue du « savoir-être », de la défense et de l’attaque, de la phobie de l’erreur, du silence utilisé pour vaincre et non pour « être avec », la soussignée a choisi de recommencer à raconter par métaphores, cherchant elle aussi à rendre justice à leurs significations profondes pour l’âme, tout simplement en contant avec l’Art. Car l’Art et le Conte se sont insinués dans son intériorité dès l’enfance, lui apprenant à se perdre souvent de manière métaphorique, pour pouvoir ensuite se retrouver.
Le conte Vers l’Art, les Muses et l’Harmonie… (Museion: Fréeriquement avec l’Art) entend décortiquer le terme « musée » pour le rendre plus vivant, plus spirituel et donc plus humain, et non plus disjoint des jardins et de la Nature. Le protagoniste est Alan, un petit garçon de neuf ans qui guérit sa solitude grâce à l’imagination, aidé par son mentor, sa mythique petite amie intérieure, Eidola. Ensemble, Alan et Eidola entraînent le lecteur, ou l’auditeur, dans un voyage imaginatif au sein du monde féerique de l’Art et des artistes.
Le texte a été publié en version papier, en livre numérique (e-book) et en livre audio avec la voix de Véronique Mequio, et il est disponible en italien, en anglais et en français.
Voici un extrait du livre audio, lu par la voix de Véronique Mequio
Mes plus sincères remerciements pour tout le travail de production accompli jusqu’à présent:
Yolanda Zerboni : créatrice des illustrations de ce premier conte et des personnages qui nous accompagneront également dans les contes suivants. Artiste peintre. Vit et travaille à Rome.
Francesca Crini : graphiste de ce conte, ainsi qu’illustratrice et graphiste des contes suivants. Artiste spécialisée dans les mandalas. Vit et travaille à Ostia Antica.
Véronique Méquio : éditrice des contes et des textes en français. Narratrice de la version française des livres audio. Vit et travaille à Paris.
Andrea Manchée : traductrice et éditrice des textes en anglais. Narratrice de la version anglaise des livres audio. Artiste lyrique. Vit et travaille à Rome.
Corrado Patriarca : narrateur des versions italiennes des contes, et éditeur (montage) des livres audio dans les différentes versions. Psychothérapeute utilisant la métaphore comme un outil indispensable à la guérison de l’âme. Metteur en scène et acteur, il anime des groupes de lecture pour professionnels et amateurs. Il organise également des séances de psychodrame. Vit et travaille à Rome.
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